mardi 5 juillet 2011

Etape 7 : Ouro Preto

Après, le nordeste, l'Afrique sous les tropiques brésiliens, nous continuons à descendre et nous retrouvons à des températures plus tempérées. L'avantage, c'est que cela nous fait un prétexte parfait pour consommer à toute heure du jour les délicieux chocolats chaux de Ouro Preto.
Nous débarquons à Belo Horizonte, la capitale du Minas Gerais, et même si nous y restons peu de temps, cette ville me paraît ressembler énormément à Porto Alegre en plus grand ! Les rues montent et descendent, bordées d'immeubles des années 60. La ville n'est pas belle, mais fourmille d'agitation, les camions sont chargés et déchargés à une vitesse vertigineuse, ce qui existait il y a un mois à disparu, ce qui existe aujourd'hui sera bientôt détruit pour faire place à autre chose, dans une accélération constante.
Cela donne le tournis et nous nous échappons rarement pour Ouro Preto, une toute petite ville perchée sur les hauteurs du Minas Gerais. Cette ville est particulièrement connue pour ses pierres précieuses (bon, en même temps Minas Gerais, cela veut dire "Mines Générales"). C'était un centre commercial tellement actif, qu'au XVIII ème siècle, Ouro Preto avait plus d'habitants que New York !

Les rues pavées d'Ouro Prêto


Les toits rouges d'Ouro Preto


Les rues qui montent sur les collines

Rues pavées


Le nouveau délire de mon paternel : la base communautaire mobile ou la police de proximité à la brésilienne

Elle est aussi connue pour une révolte, dite la révolte de Tiradentes (parce qu'elle était menée par un dentiste) et qui a eu lieu en 1789 (décidément... !). Malheureusement pour lui, ça a mal finit car il s'est fait pendre en 1792 (décidément des années fastes !).


Une chose est sûre : pour visiter Rio, mieux vaut avoir les jambes bien entraînées !


Et je ne vous raconte pas ceux qui le font en moto !

C'est y pas joli ?


Les rues commerçantes de Ouro Preto


En tout cas, Ouro Preto mérite entièrement son titre de patrimoine de l'humanité, car elle est extrêmement bien conservée. Chaque colline comprend une rue bordée de maisons blanches qui montent vers une église, qui trône au sommet. Bon, pour le coup les églises baroques, il y avait de quoi faire, notamment une qui était recouverte de 434 kg d'or et d'argent. Avec maman, on s'était dit que si on on récupérait un kg ou deux, histoire de se faire quelques bagouzes ça se verrait pas, mais papa n'a pas voulu nous laisser faire (alors que pourtant question sacrilège et blasphématoire il se pose là !). Malgré le fait, que la ville soit très bien conservé, on se rend parfois compte que c'est au prix de reléguer les quartiers moins reluisants derrière les collines, cachés aux yeux des touristes...


Une colline et une rue qui montent vers l'église


Ouro Preto sous l'orage


Rue de Ouro Preto
Coucher de soleil


Dans la brume


La place Tiradentes où se font face le musée des pierres précieuses, avec une muséographie digne des années 40 et le musée de Tiradentes, beaucoup plus à la hauteur !

mercredi 29 juin 2011

Etape 6 : Salvador de Bahia


Après une brève étape à Aracaju, où je me suis reposée en compagnie d'amis de sciences po, me revoilà sur la route, direction Salvador de Bahia !



Le beau pont suspendu à Aracaju

Cette mythique première capitale du Brésil est fascinante et dépaysante ! La première journée est pluvieuse, et mes parents me rejoignent le soir.
Que dire de Salvador... Une très belle ville, c'est bien sûr, mais aussi une des plus pauvres du Brésil, où pour la toute première fois cela commence sérieusement à me retourner l'estomac. Les enfants des rues sont légions et on se demande parfois à quand remonte leur dernier repas au vu de leur maigreur. Historiquement, Bahia fut une région d'esclavage, Salvador est donc la grande ville afro du Brésil, et aussi une des plus pauvres, les esclaves n'ayant reçu aucune formation après leur libération.

Salvador, tout du moins le centre historique (le fameux Pelorinho, le pilouri, gloups !), est composé d'une mosaïque de toutes les couleurs.

Cloitre de l'église du Carmo

L'église du Santissimo Sacramento do Passo


Toutes les couleurs sur le Largo do Pelorinho... pour les fans de Micheal Jackson, cela vous rappelle peut-être quelque chose !



Ici aussi des églises à tout les coins de rues, mais en plus, un papa qui voulait les visiter (toutes). Donc au final pour faire un compromis entre Papa-église baroque et Maman-Nature, nous avons fait pas mal d'églises, et nous sommes aussi allé au Zoo pour voir les bêbêtes. Je ne suis pas très fan des Zoo parce que les animaux en cage, je trouve ça un peu triste, mais bon c'était quand même l'occasion de les voir.


Un singe au Zoo donc.



Les très beaux azulejos à l'intérieur de la plupart des églises, importés du Portugal...



Statue de Zombi, un libérateur d'esclaves, chef d'un des plus grand Quilombo (communauté de noirs échappés de leurs plantations) de l'histoire du Brésil


A Salvador, il y a aussi... la mer !


Et la plage !

Salvador, c'était aussi l'occasion de très beaux musées, de belles ballades, et de grands marchés, comme celui de São Joaquim, un marché populaire, où nous avons passé une matinée... cœurs sensibles s'abstenir !


La plage, les palmiers, les palaces et les favelas... le Brésil !


Bric-à-brac au marché de São Joaquim


Coin de la viande


La volaille

Le poisson
Jésus revient, Jésus revient...

Les fameux rubans du Bom Fim

lundi 20 juin 2011

Etape 5 : Recife

Deuxième étape nordestine, Recife, capitale du Pernambuco !
J'arrive dans une immense ville, pleine de gratte-ciels, très moderne et aux gens très gentils et serviables... ça s'annonce bien, très bien même !

Maisons de Recife

Ma couch-surfeuse est une carioca, qui n'habite à Recife que depuis quelques semaines, elle connaît donc assez mal la ville, et nous avons finit par la découvrir ensemble.
Ces ballades remontent déjà à quelques semaines, donc je vais faire un résumé relativement succinct. Le premier soir, nous nous sommes rendues à d'extrêmement connue "terça negra", c'est à dire le mardi noir. C'est un concert de Reggae qui se déroule tous les mardis dans un cadre assez incroyable, puisque cela se passe au milieu d'une petite place coloniale et en face d'une belle église. Ce concert présente des artistes locaux (et en a lancé quelques uns au niveau national), souvent assez engagés. Un très beau moment musical (encore un !). Je suis un peu isolée au niveau couleur de peau et non-déchirage, mais tout va bien !

La place de la terça negra

Rue du centre-ville... très vivant !

Deux hommes devant une église


Le lendemain, grande ballade dans Recife, avec notamment la première synagogue d'Amérique, du temps où le Pernambouc appartenait aux hollandais, qui étaient plus cools que leurs successeurs portugais sur la liberté de culte (en pleine inquisition je rappelle !). C'était un petit moment de "familial history" mine de rien, avec en trame de fond, l'idée que si mes ancêtres, au lieu de choisir l'est de la France pour se réfugier, avaient choisi le Pernambouc... nul doute que tout aurait été bien différent !


Première synagogue du continent Américain... à Recife !


La rue des juifs, remplacée par la rue du Bon Jésus...

Un autre fait marquant de Recife : ses églises à TOUS les coins de rue. Mais vraiment tous. En s'arrêtant n'importe où dans la rue, on peut voir au moins 4 ou 5 églises... en plus ou moins bon état !

Bord du fleuve



Toujours pas de baignade pour Clairette : il pleut toujours, de un... et puis la réputation des plages de Recife et de leurs prédateurs à longues dents ne me rassure pas plus que ça !

Après les nombreuses attaques de requins, il vaut mieux être prudent !

Il va sans dire que le plus intéressant de Recife se trouve à... Olinda ! C'est une petite ville, en banlieue très proche, qui a conservé un caractère beaucoup plus authentique et sympathique ! Depuis Olinda, on peut voir une vue magnifique sur Olinda et Recife, et se balader dans les rues d'Olinda était vraiment agréable !

Vue sur Olinda et Recife


Eglise au milieu des arbres, Olinda


Rue multicolore, Olinda