lundi 20 juin 2011

Etape 5 : Recife

Deuxième étape nordestine, Recife, capitale du Pernambuco !
J'arrive dans une immense ville, pleine de gratte-ciels, très moderne et aux gens très gentils et serviables... ça s'annonce bien, très bien même !

Maisons de Recife

Ma couch-surfeuse est une carioca, qui n'habite à Recife que depuis quelques semaines, elle connaît donc assez mal la ville, et nous avons finit par la découvrir ensemble.
Ces ballades remontent déjà à quelques semaines, donc je vais faire un résumé relativement succinct. Le premier soir, nous nous sommes rendues à d'extrêmement connue "terça negra", c'est à dire le mardi noir. C'est un concert de Reggae qui se déroule tous les mardis dans un cadre assez incroyable, puisque cela se passe au milieu d'une petite place coloniale et en face d'une belle église. Ce concert présente des artistes locaux (et en a lancé quelques uns au niveau national), souvent assez engagés. Un très beau moment musical (encore un !). Je suis un peu isolée au niveau couleur de peau et non-déchirage, mais tout va bien !

La place de la terça negra

Rue du centre-ville... très vivant !

Deux hommes devant une église


Le lendemain, grande ballade dans Recife, avec notamment la première synagogue d'Amérique, du temps où le Pernambouc appartenait aux hollandais, qui étaient plus cools que leurs successeurs portugais sur la liberté de culte (en pleine inquisition je rappelle !). C'était un petit moment de "familial history" mine de rien, avec en trame de fond, l'idée que si mes ancêtres, au lieu de choisir l'est de la France pour se réfugier, avaient choisi le Pernambouc... nul doute que tout aurait été bien différent !


Première synagogue du continent Américain... à Recife !


La rue des juifs, remplacée par la rue du Bon Jésus...

Un autre fait marquant de Recife : ses églises à TOUS les coins de rue. Mais vraiment tous. En s'arrêtant n'importe où dans la rue, on peut voir au moins 4 ou 5 églises... en plus ou moins bon état !

Bord du fleuve



Toujours pas de baignade pour Clairette : il pleut toujours, de un... et puis la réputation des plages de Recife et de leurs prédateurs à longues dents ne me rassure pas plus que ça !

Après les nombreuses attaques de requins, il vaut mieux être prudent !

Il va sans dire que le plus intéressant de Recife se trouve à... Olinda ! C'est une petite ville, en banlieue très proche, qui a conservé un caractère beaucoup plus authentique et sympathique ! Depuis Olinda, on peut voir une vue magnifique sur Olinda et Recife, et se balader dans les rues d'Olinda était vraiment agréable !

Vue sur Olinda et Recife


Eglise au milieu des arbres, Olinda


Rue multicolore, Olinda



jeudi 16 juin 2011

Etape 4 : São Luis

Entre Aracaju et Salvador de Bahia


Arriver dans une ville un dimanche matin, et notamment dans une ville brésilienne est rarement une bonne idée. Outre le fait que les bus sont au mieux rare, au pire inexistants, le centre ville, et tout ce qu'il peut y avoir d'intéressant à faire est au choix : fermé, désert, uniquement peuplé de crakés. C'est dans cette atmosphère un peu glauque que j'ai débarquée à São Luis, capitale du Maranhão, l'un des Etats les plus pauvres du Brésil (et surtout ou les problèmes de corruption sont les plus importants).

Centre historique, notez les beaux azulejos !


Malgré tout, après un (bref) tour dans le centre historique, et ayant constaté l'ampleur de la dite mauvaise idée, nous nous sommes posée avec ma couchsurfeuse sur une place le plus animée possible (deux pelés et trois tondus), afin d'y passer le temps, d'y boire quelques bières, et de voir si nous voyions passer mes compagnonnes de route, qui était restées à l'auberge de jeunesse. Étant l'endroit le moins craignosse de la ville à ce moment-là, elles n'ont effectivement pas tardé à nous rejoindre, et se sont mise d'accord avec mon contact pour dormir aussi chez elle.

Grande spécialité du Maranhão... la crevette sechée et salée

Nous nous sommes absolument régalée (et je pèse mes mots) autour d'une peixada à la Maranhense, un plat de poisson, avec de la tomate, du poivron, du piment, de la farine de manioc... Un vrai délice ! Pour rester sur le miam, miam, le matin, Viviane m'avait fait un merveilleux couscous comme petit déjeuner, ce qui n'a absolument rien à voir avec notre Couscous ! C'est une espèce de bouillie de maîs concassé lié avec du fromage. Très bon aussi ! Vous aurez remarquer, je parle toujours de bouffe. Pour me justifier comme je peux, je dirais tout d'abord que je suis tout de même française, et que j'ai dans le patrimoine génétique et familiale d'aimer (très) bien manger, et deuxièmement que la nourriture brésilienne est réellement extrêmement bonne, et très variée d'un État à l'autre. Parfois, un simple ingrédient change tout ! Le coriandre dans la feijoada de Viviane était particulièrement ingénieux ! Bref, j'arrête de saliver...

C'est-y pas beau ?

Le lendemain matin, tropiques obliges, pluie torrentiel. Quand on passe deux ou trois jours dans chaque endroit et qu'il pleut la moitié du temps à chaque fois, c'est moyennement pratique, mais on s'y fait (on a surtout pas le choix).

Dans mon périple, São Luis est aussi la première grande ville afro !

Après-midi dans le centre de São luis, qui est une très, très jolie ville. Ce n'est pas pour rien qu'elle est classée patrimoine de l'humanité à l'Unesco. Les subventions qui en découlent ont permit de bien le restaurer, même si de l'avis de plusieurs brésiliens avec qui j'ai discuté, au vu des sommes, les restaurations auraient du être bien plus importantes. Encore une fois, le Maranhão est l'un des État le plus corrompu du Brésil, qui a vu naître notamment l'ex-président non élu, et homme noir (c'est une façon de parler, le jour où il y aura un homme politique noir important... on aura l'occasion d'en reparler !) de la politique brésilienne depuis plus de 30 ans, Sarney (non élu car il était vice-président d'un candidat qui a eu une attaque cardiaque à la veille de son investiture... Sans commentaire.).

Enfin la plupart des bâtiments du centre sont couverts d'Azulejos, ces petits carreaux de faillence portugaise, qui les protègent de l'humidité ambiante, et leurs donnent un charme incroyable.

Sans conteste, un des plus beau centre historique que j'ai vu jusqu'ici.

Sur la facade : je vends, loue ou échange, accepte en plusieurs fois. Tu m'étonnes !

Globalement cette première étape nordestine a donc été un succès malgré le sentiment d'insécurité, pour la première fois dans ce voyage au Brésil (confirmé plus tard par les nombreuses anecdotes de vols à main armée et autres...). C'est aussi une des fois dans ma vie où le regard des mecs a été le plus pesant... Wahou les nordestins, c'est pas de la blague !

A part ça, São Luis ayant été fondé par des français (et oui, c'est Saint Louis...), il se trouve qu'il y a une communauté assez importante de franchouillard dans ce coin, même si ce n'est pas forcément le plus agréable quand on est à l'autre bout de la planète...

Scène de rue

Fenêtre de l'ancien marché aux esclaves

Garçon à la fenêtre

A part ça quelques petits musée sur l'esclavage et sur la rénovation du centre ville par l'UNESCO, mais rien de bien folichon de ce côté-là.

A noter : la meilleure bouffe du voyage, avec la peixada et l'arroz de cuxa, un riz cuit avec des herbes, qui lui donne une jolie teinte verdâtre et un goût acide, miam !

Il faut aussi raconter l'histoire de Bumba Meu Boi, un conte qui fait parti du folklore Maranhense ! C'est l'histoire d'un riche fermier, qui a beaucoup de bétail, mais notamment un boeuf qu'il affectionne beaucoup. Un jour, une de ses esclaves, enceinte, se prend d'une folle envie de manger la langue de ce bœuf. Elle envoie donc son mari pour tuer le bœuf et lui ramener sa langue. Une fois le forfait commit, le maître, désespéré décide d'appeler de sages indiens. Ceux-ci, à l'aide de rituels magiques réussissent à ressusciter le bœuf. Une intéressante histoire qui réunit toutes les composantes de la société nordestine ! Au mois de juin, on fête cette tradition par des chants et des danses rappelant cette histoire. Partout, on voit des figurines représentant le bœuf et l'esclave enceinte notamment.

Tout de même un des Etats les plus pauvres du Brésil

lundi 13 juin 2011

Etape 3 : Belem

São Luis, sous la pluie.


Après une brève étape d'une nuit a São Paulo où j'ai dormi chez une amie d'amie tanzanienne absolument délicieuse, qui a été aux petits soins et m'a fait goûté sa salade soudanaise (héhé, j'ai bien pris la recette !) et son riz aux lentilles (miam !), je me suis envolée tout au Nord du Brésil, à Belem du Para. Belem se trouve à l'embouchure de l'Amazone (waahou) et le Para fait partie des États de l'Amazonie. C'est aussi un des Etats qui a le plus souffert de la déforestation massive (en survolant le Para, en arrivant à Belem, on voit la forêt vierge, les fleuves qui zigzaguent... et les immenses plantations de soja au milieu de tout ça, qui forment des grands rectangles pas beaux...). La vitesse de la déforestation est assez hallucinante, et si quelque chose n'est pas fait rapidement, l'Amazonie disparaîtra assez rapidement en copeaux de sciure... A ce propos, la propagande politique sous forme de petits clips vidéo passant en boucle dans les aéroports de São Paulo et Bélem pour convaincre des futurs bienfaits du barrage de Belo Monte, pour les populations amazoniennes indiennes et non-indiennes est quelque peu agaçante, voire complètement révoltante.


Mais bref, je suis donc arrivé à Belem jeudi en début d'après-midi, et je me suis tout de suite sentie comme un poisson dans l'eau. Un étrange phénomène se produit quand la température monte au dessus de 35° et l'humidité frôle les 100%, quand les gens se baladent en parapluie en permanence, pour se protéger la moitié de la journée de la pluie battante et l'autre moitié du soleil de plomb, quand les indications d'adresse ressemblent à : tu vois la rue du un décembre (en fait elle s'appelle Jean- Paul II, depuis sa mort...), tu marches, tu marches, et là tu vois un palmier, avec un resto à côté ? Et ben tu tournes à gauche... Misère ! Bon c'est quand même une question sociologique de savoir pourquoi, dans absolument tous les endroits tropicaux, les gens n'ont pas d'adresse à peu près possible à trouver pour un étranger, du genre une rue avec un numéro ! Mais malgré tous ces inconvénients et bien d'autres, je ne peux pas m'empêcher de m'y sentir chez moi !

La CouchCasa de Belem

Pieds-pieds

Mes hôtes, des hippies qui chantaient des chansons d'Orixas (voir article sur l'umbanda) toute la journée, et pratiquaient des « bains d'odeur », c'est à dire avec bains avec des plantes aux odeurs très fortes, pour éloigner les mauvaises ondes, les maléfices et autres mauvais esprits ont été très sympas et m'ont fait visiter un gros bout de la ville ! La personne avec qui j'avais pris contact fait d'ailleurs une thèse sur les émigrés brésiliens clandestins en Guyane Française, tout en venant d'une famille de pêcheurs apparemment très modestes... Chapeau !


Belem... Oui, l'humidité est un peu en train de se la manger !

Rues de Belem


La ville de Belem en elle-même n'est pas très belle, bouffée par l'humidité et le manque de moyen pour la restaurer.

Par contre, il y a une ambiance assez incroyable, c'est extrêmement vivant, ça bouge dans tous les sens, ça s'agite (doucement quand même !), autour du marché notamment qui est absolument énorme : poissons de l'Amazonie, fruits et légumes en tout genre, la plupart inconnus par notre œil occidentale, artisanat indien, herbes médicinales et de cuisines, et des milliers de petites bouteilles de toutes les couleurs pour au choix : trouver un amoureux, le garder, devenir irrésistible, être augmenté dans son boulot, amadouer sa belle-mère, tuer ses poux, etc, etc...


Le marché

Les rues autour du marché... Oui, sous les tropiques il pleut.

Marché aux poissons

Bord de fleuve

Les docks... l'embouchure de l'Amazonie ! Tout un mythe !


Les crevettes sechées

Marché


Les fioles et savons, avec ça vous êtes parés !



Je suis resté un jour de plus que prévu, conquise par cette ville hors-du-commun ! Le dernier jour, deux autres françaises venues de Guyane sont aussi arrivées chez mon hôte de CouchSurfing, et nous nous sommes donc baladé ensemble, et avons fait la route jusqu'à São Luis ensemble également. Le dernier soir, concert d'un groupe qui a reprise des grands classiques de Jorge Ben, sur un bar à piloti qui avançait sur le fleuve, la grande classe !


Autre chose d'assez intéressant du Nord du Brésil, auquel j'ai beaucoup réfléchi pendant que le groupe chantait Xica da, Xica da, Xica da Silva, a negra... (Xica da Silva est un personnage de légende brésilien, qui était une esclave, qui a réussi à surpasser sa condition sociale, grâce à son corps de rêve offert sur un plateau au maître de la plantation, qui commence alors à lui faire des milliers de cadeau et elle finit par avoir une vie plus confortable que la plupart des blancs (elle a même un lac artificiel, la classe non ?)... mais prend leur place en perpétuant l'oppression de ses frères de couleur... bref, ce mythe constitutif de l'identité brésilienne (souvenir, souvenir...), est très important ici, et manifestement ne reste pas dans le symbolique. Je n'irais certainement pas jusqu'à dire comme beaucoup de sudiste le font, que les brésiliennes du nord et du nordeste sont toutes des putes (un préjugé très, très ancré... il suffit de voir la dernière pub de Havaiana), mais il est certain que d'une part le rapport au corps n'est pas du tout le même que le notre, probablement car la culture indienne et afro y est beaucoup plus présente, mais également que les rapports entre sexe, argent, pouvoir, et le cas échéant couleur de peau, ne sont pas tout à fait résolus, et sont souvent assez ambigus !

Faune de Belem

Le port de pêche


Sinon des découvertes gustatives génialissimes :

  • les galettes de tapioca (bon, j'en avais déjà mangé dans le sud, mais ici c'est quand même plus répandu ), avec du beurre et du fromage dedans.

  • le tacaca, une soupe à base de tapioca, des feuilles du manioc et de crevettes (trois fois miam!)

  • le vatapa est un plat à base de riz, recouvert d'une sauce à base de coco et de feuille de manioc et de crevette.

  • le caruru est à peu près la même chose sauf que le goût est assez différent, car la sauce est à base de gombos et d'huile de dendê.


Héhé les vautours sur la croix... un symbole de la colonisation ?

Et enfin... cliché de chez cliché ... capoeira à l'embouchure de l'Amazonie !

jeudi 19 mai 2011

Etape 2 : Curitiba

Entre Curitiba et São Paulo

Curitiba n'est pas une ville très connue, notamment par les touristes. Du coup, je n'avais pas de folles attentes, ou d'endroits en particulier que je rêvais de voir... Mon étape par Curitiba avait plus à voir avec l'envie de ne pas faire un gros bout de bus d'un coup, et l'envie de m'arrêter a chaque État. Comme je n'avais pas plus d'attentes, du coup j'ai été (très) agréablement surprise ! Tout d'abord, une franche magnifique première impression de Curitiba en prenant le bus pour aller jusque chez mon hôte CouchSurfing. Cela paraît complètement anecdotique voire basique, mais visiter une ville brésilienne qui offre à ses habitants des plans de bus, des arrêts qui ont des noms (c'est pratique pour savoir où s'arrêter !) et mieux encore, des indications aux arrêts de bus pour expliquer quelles sont les lignes qui y passent et quelles stations ces lignes desservent. Basique. Ou presque. Car j'ai encore pris le mauvais bus le dernier jour de mes 8 mois à Porto Alegre... la plupart des villes brésiliennes sont une galère inimaginable en termes de transports publics. Du coup, je pense que mes amis présents au Brésil ne me croiront même pas, alors j'ai pris des photos ! Et en plus, les transports sont peu chers !


Un plan !

Les "tubes" : en réalité, ce sont des stations de bus fermées. On paye en entrant dans le tube. L'avantage c'est que quand on descend du bus dans le tube, on peut prendre un autre bus, sans repayer. Tout ça paraît très simple, mais vous n'imaginez pas le bonheur que peut représenter une interconnexion de transport en commun au Brésil !

Des stations ! Avec des noms !

Curitiba n'a pas des milliards de choses à visiter, mais doit être franchement très agréable à vivre vu son organisation mirifique !

Il y a quand même un centre historique très sympa, une énorme université, des musées... Le centre historique a été quasiment entièrement rénové et est du coup très chouette. J'ai particulièrement aimé la place Garibaldi, ou se font face une petite église coloniale, et un temple protestant tout aussi colonial. De l'autre côté de la place... Ô surprise... la Mosquée de Curitiba !! Si, si ! Ce n'était d'ailleurs pas le seul monument musulman de la ville, car il y avait également un petit mausolée devant lequel je suis passé en bus, donc je ne peux pas vous en dire plus !

La petite église en question

Le temple protestant en question

Et... la mosquée !

Hahaha pour la petite blague : "En vertu de la grippe H1N1, nous ne mettons pas d'eau bénite."

Le symbole de Curitiba : la serre du jardin botanique, par ailleurs un peu décevant.

De façon générale la population curitibana est beaucoup plus mélangée que Porto Alegre ou Florianopolis. Il y a une forte communauté japonaise, des gens de tout le pays, et beaucoup de personnes métissées d'indiens. Par exemple, la personne chez qui j'ai logée était du Rondônia (un état du Nord du Brésil), même si ses parents étaient gauchos. Elle est avec un américain, mais qui était en voyage. La première soirée, elle m'a fait une pizza végétarienne et une salade de fruit (Ouaiiiis ! Pas de viande !!) et la deuxième soirée, nous sommes allé mangé des sushis japonais, entre un stand de nourriture mexicaine et un stand de nourriture bahianaise, pour finir par une bière allemande-brésilienne (faîte par des descendants d'allemands brésiliens quoi !). C'est aussi ça le Brésil !


Le mémorial de Curitiba : très beau bâtiment, avec pas mal d'expos



Dans le mémorial de Curitiba


Un grand arbre en fer, sur lequel les enfants devaient mettre des feuilles avec leurs suggestions pour sauver la planète. Je vous transmet quand même l'idée de ce petit génie : "Ne pas se laver" !

Des gâteaux et des farines de toutes les couleurs et à toutes les saveurs !


L'architecture ultra-moderne de Curitiba

Le mardi, j'ai failli faire un truc trop chouette, mais j'ai loupé le train (quelle surprise...) pour aller jusqu'à Morretes qui est une petite ville perdue dans la Serra Verde à l'extérieur de Curitiba. En fait l'intérêt du train, c'est qu'il traverse la Serra Verde, sur des rails escarpés qui font trop peur, et en passant par des tunnels et des ponts au dessus du vide... Bref, j'ai loupé le train. En plus, pour prendre un train qui ne soit pas touristique en Amérique Latine, il n'y a pas des milliers d'endroits... Mais comme j'étais dégoutée, j'ai pris le bus ! Bon, le paysage était surement moins incroyable que par le train, mais la mini-ville de Morretes était quand même très chouette. Ça m'a fait une bonne petite ballade pour l'après-midi. C'était vraiment minuscule, mais avec une architecture super jolie, tout fleuri (à Curitiba aussi, cela faisait plaisir de voir des arbres et des fleurs dans les rues !), et une rivière qui passait au milieu, avec des ados qui pêchaient... Très bucolique ! Avec une glace maracuja-gingembre, et un soleil superbe, ça ressemblait de près au bonheur ! Oui, je dis soleil, parce qu'à Curitiba, il a quand même fait la température insupportable de 13°. Et comme personne ne fait le tour du Brésil pour se les cailler (oui, parce que je rappelle qu'il n'y a pas de chauffage et qu'on dort avec 15 couvertures, mais quand même), j'étais contente de descendre du plateau, pour aller à un endroit avec une température plus supportable (je ne sais pas comment je vais re-supporter l'hiver rhodanien moi...).

Le marché de Morretes


Mercredi matin, je suis allé au musée Oscar Niemeyer. Et wahou, la révélation. Ce mec est trop fou !! Comme précision pour ceux qui ne sont pas des férues d'architecture ou du Brésil, c'est celui qui a quasiment conçu intégralement Brasilia, du point de vu architectural (politiquement c'est (je suis dans le bus, je n'ai ni dico, ni internet, donc vous me pardonnerez les fautes) J. Kubitshek.). Voir le musée O. Niemeyer à Curitiba m'a donné encore plus envie de connaître Brasilia (malheureusement pas au programme, ce sera pour une prochaine fois !). Ce musée est également connu comme le musée de l'œil, et comme vous allez voir les photos je ne vous explique pas pourquoi ! Je dois avouer que c'était vraiment un moment incroyable de se retrouver devant ce bâtiment immense, d'une forme complètement incroyable et improbable. Là, où j'ai un peu honte, c'est qu'il y a des bâtiments d'Oscar Niemeyer à St Denis et à Bobigny, et que je les ai jamais vu, je me rattraperais en rentrant, promis !